Après avoir soupé des one man shows et autres spectacles humoristiques concernant les histoires humaines en tout genre… Les Cahiers du Théâtre Tu me fatigues vous proposent deux pièces qui se démarquent actuellement sur les planches. Vous sentez vous d’humeur plutôt dramatique ou plutôt trash? Mes deux gros coups de coeur :
Martin Heidegger est le plus grand philosophe allemand du XXème siècle. Hannah Arendt a 18 ans, elle est son élève et elle est juive. Ils vivent un amour fou. Mais il l’abandonne et devient national-socialiste à l’arrivée de Hitler au pouvoir. Réfugiée en Amérique, elle revient pour la première fois en Allemagne en 1950 où il est interdit d’enseignement. Alors qu’elle a juré de ne jamais le revoir, 25 ans jour pour jour après leur première nuit d’amour, elle l’invite à la retrouver dans une petite chambre d’hôtel…
Nous étions prévenus, 2H, ça peut être long. En fin de comptes, non! Pris dans un jeu d’acteurs époustouflant, des dialogues percutants, un tourbillon d’arguments vous laissant finalement indécis, ne sachant pas toujours s’il y a lieu de juger. Le cadre de la Comédie des Champs-Elysées ne gâche rien, précisons-le. Elsa Zylberstein est touchante, furieuse, passionnée…
Ne passez pas à côté!
Le milieu médical constitue la base de ce spectacle « à l’humour noir horrible et totalement grandiose… » (France Soir).
Dans cette clinique loufoque, les patients sont traités en cobayes, l’équipe, constituée de quatre fous furieux, s’active surtout aux dépens des malades. Ces quatre énergumènes, tour à tour patients, médecins ou infirmiers, complètement barrés et amoraux, passent l’univers médical à la moulinette. Des gags d’une redoutable efficacité, des comédiens d’une exceptionnelle inventivité… Voilà un spectacle qui soigne. Il soulage, dynamise, dédramatise et met une pointe d’humour dans un endroit bien sérieux. Attention à ne pas mourir de rire !
Un spectacle complètement déjanté, dément et trash! La communication des acteurs est basée sur de multiples onomatopées mais aussi sur un langage inventé et incompréhensible, et pourtant bien intelligible!!! Des mimiques à n’en plus finir, du sang, des boyaux, des trachéos, un vrai bonheur, j’en ai pleuré!!! Je n’avais pas autant ri au théâtre depuis… j’me l’demande bien!
Courrez au Palais des Glaces, c’est presque un ordre!!!

